La tendance la plus importante de l’été? Reconnaître tout ce que ton corps te permet de vivre

On passe beaucoup de temps à observer notre corps, mais rarement à reconnaître tout ce qu’il nous permet de vivre.

On remarque facilement un pli, une partie que l’on aimerait raffermir ou un vêtement qui ne tombe pas exactement comme on le voudrait. On compare notre reflet à une ancienne version de nous-mêmes, à une image aperçue sur les réseaux sociaux ou à un idéal que l’on poursuit parfois sans même savoir d’où il vient.

Mais pendant que l’on regarde tout ce que notre corps n’est pas, lui continue de nous porter, de nous soutenir et de nous permettre de vivre.

Le corps que je pensais devoir avoir

Avec mon métier vient tout un imaginaire autour de ce à quoi une kinésiologue « devrait » ressembler. Sans compter les standards associés aux différents sports que j’ai pratiqués au fil des années.

Un ventre plat. Des abdominaux visibles. Des muscles définis. Un corps fort, mais encore féminin. Bref, le physique qui donne l’impression que l’on maîtrise parfaitement son entraînement, son alimentation et son mode de vie.

Pendant longtemps, l’écart entre le corps que je pensais devoir avoir et celui que j’avais réellement a nourri un sentiment d’imposture dans mon métier. Je me demandais parfois si mon apparence était suffisamment crédible pour accompagner les autres. Comme si mes compétences, mon expérience et ma capacité à comprendre le corps humain pouvaient se mesurer à la définition de mes abdominaux.

Pourtant, pendant que je regardais tout ce que mon corps n’était pas, lui était occupé à me faire vivre des choses extraordinaires.

Tout ce que mon corps me permet de faire

Mon corps m’a portée jusqu’au sommet de montagnes avec un sac d’une douzaine de kilos sur le dos. Il m’a permis de soulever des charges plus lourdes que mon propre poids lorsque je pratiquais la dynamophilie. Il m’a appris à surfer, à courir et à essayer de nouvelles activités sans avoir besoin de les maîtriser immédiatement.

Il me permet de tenir des postures qui demandent de la force, de l’équilibre et du contrôle. Il me permet de voyager, de travailler, de m’adapter à différents environnements et de continuer à bouger malgré un mode de vie qui change constamment.

Il me permet aussi de cuisiner des brownies maison, de les savourer et de partager des repas sans sentir que je dois ensuite « mériter » ce que j’ai mangé par l’entraînement.

Ce corps n’est peut-être pas toujours conforme à l’image que l’industrie du bien-être associe à une professionnelle de la santé. Il a des plis lorsque je m’assois. Il change selon les périodes de ma vie. Il porte les traces de mes expériences, de mes entraînements, de mes voyages et de tout ce que j’ai vécu.

Mais il est capable. Et surtout, il me permet de vivre davantage.

Et si nous changions notre façon de mesurer la performance?

Je ne te dis pas qu’il est facile de se détacher complètement du regard que l’on porte sur son corps. Je travaille encore moi-même à déconstruire certains réflexes et certaines attentes.

Je crois toutefois que nous pouvons apprendre à élargir notre définition de la performance.

La performance ne se résume pas à courir plus vite, à soulever plus lourd ou à transformer son apparence. Elle peut aussi vouloir dire avoir suffisamment d’énergie pour jouer avec ses enfants, partir en randonnée, transporter ses sacs d’épicerie, essayer un nouveau sport ou simplement traverser une période exigeante sans s’abandonner complètement.

Elle peut vouloir dire construire un corps capable de soutenir la vie que tu as envie de vivre.

Lorsque le mouvement est uniquement utilisé pour corriger, contrôler ou punir le corps, il devient difficile de bâtir une relation durable avec lui. Mais lorsqu’il devient une façon de développer tes capacités, de prendre soin de ta santé et d’accéder à davantage d’expériences, il prend un tout autre sens.

C’est aussi ce que je souhaite transmettre avec MOVEMANCE. Je veux t’aider à développer un corps qui soutient ta réalité, tes objectifs et la personne que tu souhaites devenir, sans te demander d’entrer dans un modèle prédéfini de la performance.

La prochaine fois que ton regard s’arrête sur ce que tu aimerais changer, je t’invite à prendre un moment pour te poser une autre question : qu’est-ce que mon corps me permet de vivre aujourd’hui?

Ta réponse pourrait transformer bien plus que ton rapport au miroir. Elle pourrait aussi changer ta façon de bouger.

Et si ce texte résonne avec toi, n’hésite pas à m’écrire ou à venir poursuivre la réflexion avec moi sur les réseaux sociaux. J’aimerais savoir ce que ton corps t’a permis de vivre et dont tu aimerais te souvenir plus souvent.

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